Vous avez pas vu BETTY ???
BETTY , c'est ELLE !!!
BETTY est devenue la nouvelle amie de LIA, 5 ans depuis peu.
Pourquoi BETTY ? Oui, c'est moi qui l'ai baptisée ainsi. Alors que je la faisais naître sous mes doigts, est arrivé le grand dilemme de la couleur des cheveux : où ma poupée avait les cheveux bleus et je la nommais VICTORIA (???), où elle avait les cheveux oranges et je la nommais BETTY (RE-???).
Des deux façons, elle avait un p'tit côté british, en version punk ou Laura Ashley. Comme on dit "c'est à la tête du client !". Ce fut donc BETTY, et j'en suis ravie car elle a tout de suite était adoptée...
LIA, c'est ELLE !!!
Et ça, ce sont ses cadeaux d'anniversaire de 5 ans.
Au départ, je n'avais pas le temps de préparer quelque chose (5 jours avant l'invitation officielle de Clovis...). J'ai jeté mon dévolu sur un joli tee-shirt et un petit panier tressé, acheté en boutique. Mais une fois à la maison, le tee-shirt faisait trop "garçon". Du coup, je vire le col et je mets du biais, j'élatique le côté, je rajoute des appliqués fleuris...et là..., juste à cet instant..., je pète un câble !!!
Alors je sors mes coupons en me disant que "vite-fait", je peux lui faire une p'tite jupette. Mais prise dans la spirale infernale de la fille qui n'a pas eu de filles et qui se lâche dès qu'il y a un anniv' de nénette dans le coin, j'ai décrété que la touche finale serait le serre-tête !!!
Bon..., et comme il restait 5 minutes avant le GONG, j'ai pondu BETTY !!!
ET TOUT CA POUR QUOI ???
PARCE QUE J'ADDDOOOORRRRRE LES CALINS....
Un peu de couture pour MOI...
MAI est derrière moi et il ne m'a pas laissé beaucoup de temps...
JUIN est commencé et risque d'être de la même teneur...
POURQUOI dès que l'on pense que l'on a un peu de temps devant soi, qu'on se dit que, ça y est, on peut ralentir, eh bien on ne ralenti pas, on fait du sur-place !!! Vous avez vu ça ? je commence avec une question et je finis...dans le décor ! Vive MOI et la grammaire...
Bref, en mai, j'ai tout de même réussi à me coudre une grande jupe de bohémienne : pas du tout mon style à priori, mais j'avait ce magnifique coupon de tissu acheté ici que je voulais absolument utiliser et dans ma tête, je le voyais pour cette jupe. Alors ni une, ni deux, je coupe, je fronce, j'assemble et voilà ma grande jupe mon sac à patate dixit mon Homme qui appelle jupe tout ce qui mesure moins de 40 cm au-dessus du genou...
Dans la foulée, je me suis faite la version courte ! Qu'on se rassure, juste au-dessus du genou...
L'Homme a du sang de DSK dans les veines
Je les aime d'amour mes jupettes ....
Encore de la zizique....
Ah oui, mais là les filles, on ne rigole plus !!!
MARIKIKI a viré Ke-pon ???
Loin de là mais voici un morceau d'anthologie....
Une spéciale dédicace à La Sophie (qui se gèle les miches en Bretagne, gnarf-gnarf-gnarf...).
Le samedi matin, ça vous réveille le quartier en moins de deux !!!
Antisocial, TRUST
Allez, toutes avec moi :
AN-TI-SO-CIAL !!!
J'entends les Magali(e) qui hurlent et remuent des cheveux.....
JAÏPUR ...#5
Et voilà, le voyage touche à sa fin...
Et pour tout vous dire, nous nous sommes faits une petite gââââterie le matin de notre départ...
Le budget vacances ayant fait que nous avions privilégié plutôt les guests houses et les petits restos plutôt que les palaces, nous avons décidé d'aller prendre notre dernier petit déjeuner dans un des plus beaux endroits de la ville...
LE RAMBAGH PALACE
Le très religieux Mdho Singh II transforma cet ancien pavillon de chasse en palais au début du 20ème siècle. Le dernier maharaja régnant, Man Singh II, y passa sa jeunesse et en fit sa résidence principale en 1931, l'agrandissant et le mettant au goût du jour, le style Art Déco.
Après l'indépendance de l'Inde en 1947, ne pouvant plus maintenir son train de vie, il eut l'idée ( en 1957) de convertir son palais en hôtel de luxe. Il est le premier à ouvrir ainsi les portes de son palais. Aujourd'hui, c'est le groupe TAJ qui en a la gestion.
L'endroit conserve un peu de magie d'une vie facile et luxueuse...
Une galerie de portraits des maharajas de Jaïpur, tous plus beaux les uns que les autres, posant pour la photo dans leurs beaux habits et bien enturbannés. Y'en a qu'un qu'avait pas la moustache...
Des peintures indiennes montrant la douce vie des épouses, des bouquets d'orchidées à chaque coins de couloirs, que du beau pour les yeux...
La bâtisse blanche, sobre et élégante, rehaussée d'une touche de grès rouge, est posée sur d'immenses pelouses prolongées par un terrain de polo. L'endroit est paraît-il superbe à la mousson, lorsque les paons envahissent le parc pour leur parade nuptiale...LEOOOONNN !!!
Un rickshaw nous a déposé tous les 5 à l'entrée du parc. Là, le maître d'hôtel-voiturier nous a fait un drôle de sourire et nous à demander ce que nous venions faire.
"Petit déjeuner, pardi !!! Nous avons réservé une table pour ce matin."
"Mais vous savez Sir, le petit déjeuner ici coûte 1450 rs (à peu près 20 euros) par personne, GLOUPS !"
"OUI-OUI mon brave, nous savons..."
Limite il nous a pris pour des mendiants, le bougre ! Un peu plus et nous devions lui montrer nos sous avant d'entrer...
Au final, seulement les trois adultes avons payé, ils ne nous ont pas compté les enfants.
Pourtant, on s'est baffré !!! Tellement que je me rends compte que je n'ai aucune photo du buffet magnifique, avec tout à volonté : des fruits coupés, plusieurs sortes de miel, des p'tits pains en veux-tu en-voilà, des taosts, des croissants, de la brioche, de la charcuterie, des oeufs à la façon que tu préfère, des jus, du thé à volonté, du café tout pareil, des confitures, du froooooomaaaaage, du saumon fumé...et pour les minous, des gauffres, des pancakes, des muffins, des crêpes, des céréales, du chocolat chaud (rarissime en Inde)....
Quand on en a eu fini de ce petit déj gargantuesque, on était plein comme un boeuf !
Le retour s'est fait en rickshaw. Je vous rassure, point de Bentley ou de Pontiac....Elles sont belles, n'est-ce-pas ???
On est repassé devant le maître d'hôtel en lui montrant bien nos gros bidons pleins et notre portefeuille vide.
Voilà, c'était mes vacances du tonnerre !!!
9 jours bien remplis, des merveilles plein la tête et des souvenirs à chérir ...Je ressasserai tout ça dans ma maison de retraite...
"Au fait, j'vous ai déjà raconté la fois où je suis allée faire un voyage dans le nord de l'Inde ? C'était quand déjà...?
En 2013 ? T'es sur pépé ???"....
JAÏPUR ...#4
Ah mais OUI !!!
Voilà ce que l'on voyait de loin, tout jaune...
Alors, c'est quoi ce truc ???
Ce truc, c'est la troisième pièces manquantes du complexe :
l'OBSERVATOIRE.
Ses étranges structures à la géométrie très pure ne sont pas de géantes sculptures abstraites mais des instruments astronomiques colossaux que Jai Singh II fit construire entre 1728 et 1733. Il entendait grâce à eux affiner ses observations et calculs sur la course de astres. Son but était de réviser les calendriers hindou et musulman à des fins astrologiques.
Quelques années plus tôt, il avait fait édifier des instruments plus ou moins semblables mais moins nombreux à Delhi, à la demande de l'empereur.
Le génial maharaja était très au fait des dernières connaissances en matière d'astronomie. Il avait lu les écrits de tous les spécialistes_hindous, grecs, arabes, persans et européens_et avait fait venir à sa cour des astronomes étrangers.
Ces 17 instruments sont construits en maçonnerie et enduits de stuc badigeonné de jaune. Ils sont dépourvus de décoration, ce qui accentue l'étonnante force plastique de leurs volumes géométriques. Juste à gauche de l'entrée, un petit cadran solaire permet de calculer l'heure exacte à Jaïpur, pouvant varier de 10 à 41 minutes avec l'heure officielle de l'Inde. Deux énormes disques en bronze, représentant l'hémisphère nord et l'hémisphère sud, permettent de donner l'heure en différents points du globe.
D'autres servent à calculer la position des astres et des constellations. Et d'autres encore calculent l'apparition des signes du zodiaque à l'horizon.
Ce drôle de monument cylindrique sert à calculer l'altitude et l'azimut des astres....Il a même poussé le génie (ou le vice, ça dépend de quel côté on se place !) en élaborant un appareil servant à vérifier tous les calculs qu'il faisait avec tous ceux-là !!! Pourtant, il avait plein de femmes dans son zenana...'Comprends pas !!! Il devait bien s'emm....!!!
Nous avons exploré ce drôle d'endroit en plein milieu d'après-midi, sous un soleil de plomb. Autant vous dire que moi seule y ai pris plaisir; j'ai trouvé que l'endroit se prêtait merveilleusement à la photographie.
Et pourtant, j'aime pas les maths !!!
JAÏPUR ...#3
APRES ???
Un deuxième édifice du complexe du city Palace :
LE PALAIS DES VENTS ou Hawa Mahal
(où il ne sera pas question de pets, qu'on se le dise...)
Le palais des vents est englobé dans le mur d'enceinte de l'ensemble palatial, mais son étonnante façade à 5 étages se dresse à même la rue. Elle est tout en logettes faisant saillie côte à côte. 61 jharokha (balcons couverts), fermés pas de fines jali (claustras), permettent de capturer la brise sur trois côtés et de voir dans trois directions.
Voir, regarder, observer, c'est à cela seulement que servait ce palais. Mais voir sans être vu ! En effet, le Hawa Mahal se réduit à sa façade : ce n'est qu'un gigantesque paravent ajouré, construit en 1799, pour que les femmes du City Palace puissent jouir en toute fraîcheur du spectacle de la rue, tout en respectant les règles strictes du purdha qui les obligeaient à rester invisibles aux yeux étrangers.
Des souterrains relieraient le zenana royal au palais des vents.
Les toits sont impressionnants : ils ressemblent à de belles meringues décorées...
Une porte en bois de rose, peinte à la main de milliers de petites fleurs roses. Le travail est délicat. Et rose et vert, moi, j'adoooore....
J'aurais aimé vous montrer la façade de ce palais depuis la rue mais malheureusement, elle est en pleine rénovation. Du coup, ce n'est qu'un entrelacs de morceaux de bois qui font office d'échaffaudages...
Les vitraux au-dessus des petites fenêtres par lesquelles on peut voir sans être vu....Là, si on regarde à travers, on voit surtout des bouts de bois !!!
D'en haut, la vue est imprenable : d'un côté, la rue et sa foule qui grouille, de chaque côté, les grandes artères bruyantes et derrière, les toits du City Palace et surtout, une drôle de construction toute jaune...(en haut à droite).
Mais ké za ko ???
JAÏPUR ....#2
EN DIRECT DU PALAIS DE JAÏPUR ...
Le complexe du city Palace comprend 3 édifices : le palais, le palais des vents et l'observatoire.
Aujourd'hui, je vous emmène à l'intérieur du Palais. Et cette partie du complexe palatial appartient à la famille royale qui en habite toujours le bâtiment central. Il y a donc un Maharaja, une Maharani et une princesse !!! ENFIN, du rêve...Mettez-moi tout de suite en relation directe avec Gala, Point de vue, Ici Paris et France Dimanche...
Une fois dans la première cour, vous voici devant un bâtiment central, le Mubarak Mahal où palais de Bienvenue. Cet édifice de marbre est entouré d'une loggia aux petites colonnes graciles. Il fut édifié en 1899 pour héberger des hôtes de marque. Aujourd'hui, il abrite la section vêtements royaux. A l'intérieur, de riches saris en soie, des étoffes somptueusement brodées ou imprimées selon le savoir-faire des artisans, de magnifiques châles du Cachemire en laine de chèvre (pashmina) ou en poil d'antilope (shahtush) dont la tradition affirme que les meilleurs sont si fins qu'ils peuvent passer à travers la bague d'une princesse...Y est exposée aussi une drôle de robe en soie de Bénarès, celle du maharaja Madho Singh I, d'une taille gigantesque. Sa taille s'explique par les mensurations du souverain : plus de 2m de haut pour 200 kg !
Moi, j'ai aimé y voir les tenues de polo du dernier maharaja. La collection est vraiment splendide et les tenues rivalisent de beauté et de couleurs. On ne pouvait malheureusement pas les photographier...
De chaque côté de ce bâtiment, deux jolis manguiers bien taillés ainsi qu'un bougainvillier rose indien, comme il se doit...
La Singh Pol (porte du lion) en marbre blanc est gardée par deux statues d'éléphants, ainsi que par deux serviteurs du palais en tenue : pantalon blanc, achkan blanc et turban rouge. A gauche de la porte, le Maharani Palace renferme une riche collection d'armes mogholes mais aussi de vieux fusils. Les salles sont richement décorées par des peintures délicates et colorées.
La porte est peinte en dorée et très travaillée. Elle est monumentale car les éléphants devaient la franchir, rehaussés de palanquins brodés...Là encore, de somptueux bas-reliefs de marbre blanc et des incustaions qui forment de jolis tableaux floraux.
Passée la Singh Pol, vous vous retrouvez dans une deuxième cour, close par trois étages de galeries, fermées de jali. Au centre, se dresse un harmonieux pavillon à toit plat, de style moghol, le Diwan-i-Khas (hall des audiences privées). Le rose saumon domine, rythmé en mineur par le marbre blanc des colonnes et des arabesques ornementales. L'ensemble offre une belle synthèse des style moghole et rajput du 18ème siècle. Dans cette cour, le maharaja participe chaque année à un rituel religieux (puja), célébré avec tout le faste prescrit, du porteur de chasse-mouches aux éléphants. En levant les yeux, vous admirez les peintures de la voûte en camaïeux de rose et de somptueux lustres signés...Lalique !!!
Le hall abrite aussi deux énormes jarres en argent, polies à en briller comme des miroirs. Elles sont dans le Guinness Book grâce à leur taille démesurée : chacune d'elles peut contenir 8 182 litres, un volume colossal. Madho Singh II les fit fabriquer avant un voyage en Angleterre. Elles étaient destinées à transporter de l'eau du Gange, la seule suffisamment pure pour être bue et pour les ablutions. Pendant les six mois que dura le voyage, les deux récipients furent régulièrement remplis d'eau du Gange arrivée par bateau...
Par une porte dans les arcades, vous accédez au Pritam Niwas Chowk, une ravissante petite cour aux quatre portes admirablement décorées....
Les vantaux sont recouverts de plaques de cuivre ouvragé. Tous les porches sont peints et colorés, à l'éfigie de tel dieu (Ganesh) ou de tel symbole (paon).
Dominant la cour, le Chandra Mahal (palais de la lune) se dresse avec sa façade jaune pâle, sur six niveaux parés de galeries, la dernière formant un belvédère qui surplombe toute la ville. Le palais constitue les appartements privés de l'actuel maharaja Sawai Bhawani Singh et de son épouse la maharani Padmini Devi. Nous n'avons pas visité cette partie car elle faisait l'objet d'une visite plus privée, en comité plus restreint (pas le temps car trop de visite prévues dans la même journée...).
Avant de quitter ce lieu fantastique, nous nous sommes posés le temps d'une boisson fraîche...Ce monsieur souriant, pas bien méchant et joliment moustachu (comme beaucoup d'indien d'ailleurs...), nous a accompagné de sa voix et de son petit instrument. Bon, c'était bien mais quand je vous dit que le silence vaut de l'or....
Et après...???
The MARIKIKI's team...
Si on fait un petit retour en arrière, je dois dire que cette première année à Bangalore fut pleine de surprises....
D'abord parce que lorsque l'on arrive en terre étrangère, on ne sais pas toujours de quoi va être fait notre futur proche...Le plus souvent, nous, les épouses, les concubines, les copines, nous suivons nos hommes tout en sachant que pendant quelques années, nous allons nous effacer, disparaître... C'est pas toujours facile à encaisser. Nous n'avons plus de place à la maison puisque, pour une fois, nous avons une femme de ménage qui s'occupe de tout : nettoyage, lessives, repassage, voire même, courses et cuisine. Quand les enfants sont petits, même chose : super nanny est là qui vous remplace !!! Quand ils sont plus grands, ils vont à l'école : là, on peut encore jouer à la maîtresse quand ils rentrent pour les aider à faire leurs devoirs. Et nos hommes, bin eux ils bossent comme des malades, n'ont pas beaucoup de vacances ou jours de congés, passent leur week-end au téléphone avec leur boss en France...
Bref, en résumé, l'expatriation, c'est " PLUS BELLE LA VIE" !!!
Alors, forcément, on ne peut pas éviter le GROS coup de blues qui vous chope les tripes une fois toute votre petite famille installée dans sa routine (et ce qui est sympa, c'est qu'il se passe EXACTEMENT la même chose au retour en France...). Je pense sincèrement que lorsque l'on a fait cette expérience une première fois, il faut être maso pour avoir envie de remettre ça...Mais nous, les femmes, on est des championnes en titre dans cette discipline ! Le problème est le même lors de l'accouchement ! Mais on oublie !!! Et on est capable de remettre ça une deuxième fois, une troisième fois...et plus (là, c'est un cas clinique !).
Alors, au milieu de ce "No man's land", il faut être PRODUCTIVE !!!
Donner un sens à ces années "perdues" aux yeux des DRH qui nous attendent au tournant au retour.
Nous avons en plus de cela chacune notre vécu personnel. J'ai débarqué à Bangalore en août dernier très fatiguée et je ne réalise que depuis peu que , OUI, je vis en Inde. Et j'admets que les après-midi à enseigner les rudiments de la couture m'ont bien aidés à en prendre conscience...Alors, sans vouloir s'appitoyer sur mon sort, je suis bien heureuse des belles rencontres faites cette année grâce aux ateliers couture.
Et ce qui est chouette, c'est que l'on remet ça l'an prochain !!!
Pour fêter comme il se doit cette riche année de découverte, j'ai conviée mes nouvelles adeptes endoctrinées à une séance de prière....ça va pas non ??? MARIKIKI, c'est pas une secte !
NON, nous avons fait un atelier-café-bouffe-couture-surprise de fin d'année !!! TOUT un programme, ma foi...
BRAVO et encore BRAVO les filles pour tous ces bons petits plats ! Quel régal !!!Digne d'un café-français à Bangalore, vous ne trouvez pas ??? Du sucré, du salé, manquait plus que le pinard (mais pas au programme parce que sinon, vous n'auriez pas cousu droit...déjà que !!!).
Mais ké ke c'est ke ça ???
C'est l'atelier surprise !
Parce qu'il n'est pas bon de se goinfrer sans but...il faut perdre des calories avant d'en faire entrer de nouvelles !!!
A leur disposition, des ronds en tissu, coupés dans plein de chutes différentes, des boutons recouverts de toutes les couleurs, des fils à broder, de la ouate de rembourrage et roule ma poule....une couture machine, une couture main, un bouton et.....
TADAAAAAAMMMMMM.....
Plein de jolis pique-aiguilles colorés !!!
MARIKIKI version American beauty, au milieu des pique-aiguilles...
Là, sur la photo du milieu, on dirait Mister Bean, non ???
Ambiance, ambiance...TOUTest dans la PEDAGOGIE !!! Voyez vos têtes inspirées...
( surtout toi, Marie, qui a l'air de se demander dans quel merdier elle s'est encore fourrée...)
Voyez comme vous êtes belles dans le travail...
Puis il y a eu la remise des diplômes, les petits sachets de lavande maison pour embaumer les sacs...
Bien sûr, comme nos maris, on a pas pu s'empêcher de refaire le monde....
Pas vrai Valérie ??? Note que je n'ai pas l'air convaincue...
Je dois remercier spécialement ma voisine, DOMINIQUE, qui a fait le reportage photo de la journée.
On voit qu'elle en a bavé toute l'année : elle m'a pas loupée !!!
Pas UNE photo où je ne fais pas le clown ou la grimace....
Comme à l'école, la maîtresse a eu droit à son cadeau....
OOOOOooohhh, la belle grosse paire de ...............................CISEAUX !!!
Elle aura une place tout particulière dans mon atelier à Conflans. En attendant, je n'ose pas l'accrocher à mes murs indiens de peur qu'ils me tombent dessus...Je ferai la UNE des gros titres :
" Une couturière s'est faite découpée en suivant les pointillés par une paire de ciseaux géants qui s'est désolidarisée du mur qui la retenait..."
Ces ciseaux géants ont donné un prétexte à toute une série de photos que je qualifierai de...
DEJANTEES !!!
ANA
ANNE
AURELIA
BRUNE
DOMINIQUE
ELSA
JOHANNE
MARIE
MARIE-CECILE
NADIA
PATRICIA
SOPHIE
VALERIE
La MARIKIKI 's team....Oh Yeah !!!
Oh bin t'es chouette toi !!!
Allez, vivement l'année prochaine qu'on rigole encore un bon coup !
BONNES VACANCES la Team ...
JAÏPUR ...#1
BIENVENUE A JAÏPUR , LA VILLE ROSE ...
Et nous voici au terme de notre périple dans le nord de l'Inde.
Nous n'en aurons vu qu'une infime partie et pourtant, que de merveilles imprimées dans nos mémoires. Et voici que nous touchons du bout de nos orteils la capitale de l'état du Rajasthan. Un chiffre en passant : 3,1 million d'habitants...
J'attendais avec impatience cette étape de notre voyage. Je voulais voir avec mes yeux cette ville rose (plus tard, j'irai à Jodhpur, la ville bleue). Et on pourrait décrire cette ville comme on ferait le portrait d'une femme. Car Jaïpur est une ville séduisante. Son coeur, c'est la "pink city", la vieille ville. Celle qui est chargée d'histoire. Pour y accéder, il faut franchir une des portes qui ont été sculptées dans ses remparts. Là, au milieu du bordel habituel de rickshaws klaxons enfoncés, de bazars et de bruits, se trouve une cité aux remparts crénelés comme un jupon de dentelle, toute rose comme si elle rentrait d'une fête, avec son architecture de folies orientales. Dans ses murs, elle abrite tout ce qui compte comme artisans talentueux aux alentours.
C'est la seule ville de l'Inde qui a suivi un plan d'urbanisme. Jaïpur fut construite sous le règne de Jai Singh II en 1727. Amber était devenue trop petite pour continuer son rôle de capitale et un agrandissement de la cité était difficile vue qu'elle était enclavée entre des collines. Malheureusement, tous les plans de la ville de Jaïpur ont été détruit, les successeurs du maharajas les ayant vendus comme papier d'emballage, comme une grande partie de la bibliothèque du palais....
Jai Singh II, grand soldat et brillant homme d'Etat, était un souverain érudit d'une insatiable curiosité intellectuelle, ainsi qu'un astronome réputé : il conçut et fit construire 5 observatoires révolutionnaires. Il fut aussi un bâtisseur visionnaire : il édifia une nouvelle capitale pour l'état . Ce serait une ville idéale et qu'elle se nommera Jaïpur, " ville de Jai" ou " ville de la victoire". Il en confia la réalisation à un prêtre architecte, également mathématicien (c'est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc !), qui organisa la ville suivant un tracé au cordeau : un carré divisé en neuf portions égales par quatre larges avenues se coupant à angle droit (Haussmannien, quoi ???). Ces neuf quartiers, ou muhalla, ainsi délimités (assimilés aux neufs planètes de l'astrologie hindoue) furent répartis par caste, autrement dit par corps de métier. Les deux carrés centraux étaient dévolus au souverain. Aujourd'hui, l'oraganisation est restée la même. Le palais se trouve au centre de la vieille ville et tout autour, il y a un grand bazar, pas si désorganisé qu'il en a pourtant l'air. Il y a des rues pour le textile, d'autres pour les bijoux, d'autres pour les pierres,...bref, exactement comme 200 ans plus tôt. D'ailleurs, chaque muhalla est lui-même divisé par des rues et des ruelles parallèles aux avenues. Pour créer un sentiment d'unité, tous les bâtiments ont le même nombre d'étage et le même style : le premier étage est en retrait par rapport au rez-de-chaussée, ménageant ainsi des terrasses où les enfants font virevolter leurs cerfs-volants pendant que les femmes trient les lentilles en papotant et que les singes chapardeurs tentent de se faufiler dans les demeures. Au niveau de la rue, ce n'est que succession d'échoppes touche-touche qui ne désemplissent pas.
A notre arrivée à Jaïpur, nous avons décidé de passer notre fin de journée à déambuler dans ses quartiers. C'est vrai qu'il faut s'armer de patience et de courage. Il faut aussi par moments fermer les écoutilles olfactives sous peines de grandes baffes derrière les oreilles (en gros, ça pue la mort !!!). Mais nous y sommes allés, le sourire aux lèvres, les enfants bien accrochés à nos pantalons (car la circulation des piétons ou des autos est affolante). Autant vous dire qu'on est pas passer inaperçu...C'est infernale sur les grandes artères mais déjà beaucoup plus calme quand on s'enfonce dans les quartiers. La misère y est plus palpable aussi. Au bout de deux heures, on était tous rincés (pas par la pluie mais par la transpiration)!!!
Pour la petite histoire, si Jaïpur est rose, c'est à cause des anglais. En 1876, le maharaja Ram Singh II fit repeindre la ville afin d'acceuillir dignement le Prince de Galles (le futur Edouard VII),adoptant une teinte rose unique pour toute la cité. Cette tradition a été maintenue. Aujourd'hui encore, les autorités locales veillent à ce que la vieille ville soit régulièrement repeinte dans sa couleur fétiche.




































































































